{"id":3753,"date":"2013-09-29T15:10:48","date_gmt":"2013-09-29T15:10:48","guid":{"rendered":"http:\/\/www.cycloexpeditionamericas.com\/?p=3753"},"modified":"2013-09-29T16:30:56","modified_gmt":"2013-09-29T16:30:56","slug":"chroniques-peruviennes-4-cotes","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.cycloexpeditionamericas.com\/en\/2013\/09\/chroniques-peruviennes-4-cotes\/","title":{"rendered":"Chroniques p\u00e9ruviennes (4) : C\u00f4tes"},"content":{"rendered":"<p><a href=\"http:\/\/www.cycloexpeditionamericas.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/IMG_5274.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-large wp-image-3754\" alt=\"Playa roja Paracas\" src=\"http:\/\/www.cycloexpeditionamericas.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/IMG_5274-1024x768.jpg\" width=\"584\" height=\"438\" srcset=\"https:\/\/www.cycloexpeditionamericas.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/IMG_5274-1024x768.jpg 1024w, https:\/\/www.cycloexpeditionamericas.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/IMG_5274-300x225.jpg 300w, https:\/\/www.cycloexpeditionamericas.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/IMG_5274-400x300.jpg 400w\" sizes=\"auto, (max-width: 584px) 100vw, 584px\" \/><\/a><\/p>\n<p><strong>La paraca \u00e0 Paracas<\/strong><\/p>\n<p>Les deux pieds dans le Pacifique un peu frisquet, ne surtout pas penser au fait que j&rsquo;aurai plus de 3 000 m\u00e8tres \u00e0 remonter pour retourner dans les Andes. Passer, en une journ\u00e9e et demie, de 5 000 m\u00e8tres d&rsquo;altitude \u00e0 z\u00e9ro fut un plaisir que je ne pourrai me donner probablement qu&rsquo;une fois. C&rsquo;est \u00e0 Paracas que je m&rsquo;installe dans une auberge de jeunesse quasi-inoccup\u00e9e. Quelques \u00e2mes errent dans ce village touristique au sud de Pisco qui peut-\u00eatre en d&rsquo;autres moments est surcharg\u00e9. L&rsquo;air est sec et en apr\u00e8s-midi, un vent du sud se met \u00e0 souffler, nomm\u00e9 \u00ab la paraca \u00bb, entra\u00eenant parfois dans ses bourrasques bonne quantit\u00e9 de sable. Ce sable vient de la R\u00e9serve Nationale Paracas (j&rsquo;essaie de ne pas me r\u00e9p\u00e9ter, mais c&rsquo;est ainsi), o\u00f9 j&rsquo;irai faire un tour en v\u00e9lo en fin d&rsquo;apr\u00e8s-midi d&rsquo;une journ\u00e9e de repos pour appr\u00e9cier le soleil couchant dans ce d\u00e9cor de d\u00e9sert sur le bord de l&rsquo;oc\u00e9an. \u00c7a change de la montagne disons\u2026<\/p>\n<p>Je remarque sur la carte qu&rsquo;on m&rsquo;a fourni \u00e0 l&rsquo;entr\u00e9e de la r\u00e9serve qu&rsquo;il est possible de passer par de petits chemins pour rejoindre Ica, ma prochaine destination, plut\u00f4t que de passer par la Panam\u00e9ricaine. <!--more-->La garde-parc me donne le plus de renseignements possible pour m&rsquo;orienter, tout en mettant en garde qu&rsquo;il peut \u00eatre facile de se perdre, les p\u00eacheurs du coin cr\u00e9ant leurs propres chemins.<\/p>\n<p>Je pars le lendemain matin tr\u00e8s t\u00f4t pour \u00e9viter la paraca de l&rsquo;apr\u00e8s-midi, mais en effet, je me perds deux fois, devant rebrousser chemin pour revenir \u00e0 l&rsquo;intersection ant\u00e9rieure, perdant environ deux heures. Je me retrouve tout de m\u00eame facilement, avec l&rsquo;oc\u00e9an au loin comme point de rep\u00e8re. J&rsquo;arrive \u00e0 un petit village de p\u00eacheurs vers 14h, le vent s&rsquo;\u00e9tant mis de la parti. Je pourrais camper ici et continuer le lendemain, mais le garde-parc du village me parle de la route qui quitte plus loin la c\u00f4te pour aller rejoindre Ica, qui coupe \u00e0 travers le d\u00e9sert et qui se recouvre parfois de dunes de sable par le vent. J&rsquo;aurai vraisemblablement besoin de pousser mon v\u00e9lo par-dessus, en rep\u00e9rant les bornes kilom\u00e9triques du bord de la route pour rester en ligne droite.<\/p>\n<p>Beau d\u00e9fi, mais je n&rsquo;ai pas besoin de cela aujourd&rsquo;hui, ni demain, et ni peut-\u00eatre le surlendemain si je tarde \u00e0 traverser les dunes. Il sera plus rapide de me laisser pousser par le vent pour revenir \u00e0 Paracas et prendre la Panam\u00e9ricaine le lendemain pour Ica. La journ\u00e9e aura cependant \u00e9t\u00e9 merveilleuse, seul dans ce d\u00e9sert c\u00f4tier.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Le pisco \u00e0 Ica<\/strong><\/p>\n<p>\u00c0 Ica, un h\u00f4te m&rsquo;accueillait, o\u00f9 se trouvait d\u00e9j\u00e0 deux CouchSurfers chiliens. Notre h\u00f4te nous a amen\u00e9 \u00e0 quelques <i>bodegas <\/i>o\u00f9 l&rsquo;on peut d\u00e9guster la production de pisco provenant des champs de raisins avoisinants et visiter les distilleries artisanales produisant l&rsquo;alcool translucide. On le m\u00e9lange parfois avec du jus de raisin, qu&rsquo;on appellera <i>vino<\/i>, quoi qu&rsquo;il n&rsquo;y ait pas de r\u00e9elle fermentation. J&rsquo;avais plus besoin de cela je crois\u2026<\/p>\n<p>La c\u00f4te est diff\u00e9rente, plus m\u00e9tiss\u00e9e que la montagne. Je ne vois plus ces sympathiques femmes en habits traditionnels tricoter tout en marchant dans la rue. On me d\u00e9visage moins, on est plus habitu\u00e9 de voir des gens d&rsquo;un peu partout. Apr\u00e8s avoir pass\u00e9 autant de temps en altitude, je me sens remplis d&rsquo;\u00e9nergie pour pousser mon v\u00e9lo sur le pavement au large accotement de la Panam\u00e9ricaine, enfilant les kilom\u00e8tres, voyant loin devant moi.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Le tourisme en devenir \u00e0 Palpa<\/strong><\/p>\n<p>Je fais 100 kilom\u00e8tres avant le lunch en quittant Ica. Assis sur le bord du trottoir en face d&rsquo;un mini-march\u00e9, une femme commence \u00e0 me parler en me posant les questions habituelles. Elle \u00e9tait bien habill\u00e9e, comme si elle sortait d&rsquo;un h\u00f4tel 5 \u00e9toiles avec son pantalon et sa veste professionnels. Elle avait une petite \u00e9pinglette en feuille d&rsquo;\u00e9rable sur sa veste et elle m&rsquo;explique qu&rsquo;elle l&rsquo;a re\u00e7ue de l&rsquo;ambassadeur canadien. Elle est professeure de tourisme au coll\u00e8ge technique \u00e0 c\u00f4t\u00e9. Peu apr\u00e8s lui avoir dit que j&rsquo;ai \u00e9tudi\u00e9 en tourisme et que je suis Qu\u00e9b\u00e9cois, elle m&rsquo;invite au coll\u00e8ge pour y donner une conf\u00e9rence \u00e0 ses \u00e9tudiants en d\u00e9but de soir\u00e9e.<\/p>\n<p>Avant cela, elle me programme l&rsquo;apr\u00e8s-midi avec l&rsquo;un de ses \u00e9tudiants pour me faire visiter les attraits de la r\u00e9gion de Palpa. On y retrouve plusieurs sites arch\u00e9ologiques et de g\u00e9oglyphes qui, contrairement \u00e0 ceux de Nasca qui sont sur une vaste plaine, sont plus petits et s&rsquo;\u00e9tendent \u00e0 flanc de collines. Il n&rsquo;est donc pas n\u00e9cessaire de se payer un vol d&rsquo;avion pour pouvoir les observer. Il suffit de monter sur une colline avoisinante ou un mirador construit pour l&rsquo;occasion. Il est possible de terminer la journ\u00e9e en se baignant dans une rivi\u00e8re (sous un pont suspendu historique o\u00f9 on y a malheureusement install\u00e9 un affreux pipeline) ou dans une <i>hacienda <\/i>tout pr\u00e8s.<\/p>\n<p>Contrairement aux <a href=\"http:\/\/whc.unesco.org\/fr\/list\/700\/\" target=\"_blank\">lignes de Nasca<\/a>, \u00e0 quelques dizaines de kilom\u00e8tres, l&rsquo;endroit n&rsquo;a pas eu autant d&rsquo;attention internationale, d&rsquo;abord par l&rsquo;allemande Maria Reiche qui a consacr\u00e9 sa vie \u00e0 l&rsquo;\u00e9tude des myst\u00e9rieuses lignes de Nasca, puis l&rsquo;UNESCO, qui a d\u00e9clar\u00e9 le site comme patrimoine mondial. On peine \u00e0 installer une signalisation ad\u00e9quate pour pouvoir visiter les endroits, alors que lorsque je quitte Palpa et passe la petite colline donnant sur la plaine de Nasca, j&rsquo;arrive en territoire organis\u00e9 pour le tourisme de masse, avec signalisation ad\u00e9quate et vendeurs de souvenirs plus ou moins pertinents, sous le bruit des moteurs d&rsquo;avion qui survolent la plaine.<\/p>\n<p>La ville de Nasca n&rsquo;attirera pas mon attention, cherchant \u00e0 ne pas payer plus que n\u00e9cessaire pour le lunch, pour ensuite me recharger en eau et en r\u00e9serve de nourriture. De l\u00e0, c&rsquo;est le retour en montagne, et une longue mont\u00e9e m&rsquo;attend.<\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/www.cycloexpeditionamericas.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/IMG_5317.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-large wp-image-3755\" alt=\"Pisco Ica\" src=\"http:\/\/www.cycloexpeditionamericas.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/IMG_5317-1024x768.jpg\" width=\"584\" height=\"438\" srcset=\"https:\/\/www.cycloexpeditionamericas.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/IMG_5317-1024x768.jpg 1024w, https:\/\/www.cycloexpeditionamericas.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/IMG_5317-300x225.jpg 300w, https:\/\/www.cycloexpeditionamericas.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/IMG_5317-400x300.jpg 400w\" sizes=\"auto, (max-width: 584px) 100vw, 584px\" \/><\/a><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La paraca \u00e0 Paracas Les deux pieds dans le Pacifique un peu frisquet, ne surtout pas penser au fait que j&rsquo;aurai plus de 3 000 m\u00e8tres \u00e0 remonter pour retourner dans les Andes. 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