{"id":3709,"date":"2013-09-17T01:00:53","date_gmt":"2013-09-17T01:00:53","guid":{"rendered":"http:\/\/www.cycloexpeditionamericas.com\/?p=3709"},"modified":"2013-09-17T03:30:44","modified_gmt":"2013-09-17T03:30:44","slug":"chroniques-peruviennes-3-renouveaux","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.cycloexpeditionamericas.com\/en\/2013\/09\/chroniques-peruviennes-3-renouveaux\/","title":{"rendered":"Chroniques p\u00e9ruviennes (3)\u00a0: Renouveaux"},"content":{"rendered":"<p><a href=\"http:\/\/www.cycloexpeditionamericas.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/IMG_5185.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-large wp-image-3711\" alt=\"Posing Lama\" src=\"http:\/\/www.cycloexpeditionamericas.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/IMG_5185-1024x768.jpg\" width=\"584\" height=\"438\" srcset=\"https:\/\/www.cycloexpeditionamericas.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/IMG_5185-1024x768.jpg 1024w, https:\/\/www.cycloexpeditionamericas.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/IMG_5185-300x225.jpg 300w, https:\/\/www.cycloexpeditionamericas.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/IMG_5185-400x300.jpg 400w\" sizes=\"auto, (max-width: 584px) 100vw, 584px\" \/><\/a><\/p>\n<p><strong>Les cousins fran\u00e7ais<\/strong><\/p>\n<p>Je repartais seul de Huaraz, pr\u00eat \u00e0 traverser le parc national de Huascaran \u00e0 travers ses hauts pics enneig\u00e9s. \u00c0 peine quatre kilom\u00e8tres sortis de la ville, je vois deux cyclistes arr\u00eat\u00e9s sur le bord de la route, le pouce en l&rsquo;air. Il s&rsquo;agit d&rsquo;un couple de Fran\u00e7ais, <a href=\"http:\/\/ridingducks.wordpress.com\/\" target=\"_blank\">Benjamin et Faustine<\/a>, tentant d&#8217;embarquer dans un camion avec leurs v\u00e9los pour revenir o\u00f9 ils avaient d\u00fb arr\u00eater 50 kilom\u00e8tres plus loin, car le d\u00e9railleur de Benjamin avait d\u00e9clar\u00e9 forfait. Avant m\u00eame de savoir nos noms, <!--more-->nous \u00e9tions au courant de notre sant\u00e9 intestinale et m\u00eame de celle de <a href=\"http:\/\/3ameriques2folles2velos.wordpress.com\/\" target=\"_blank\">la Qu\u00e9b\u00e9coise en v\u00e9lo<\/a> que je n&rsquo;ai jamais rencontr\u00e9e, mais avec qui j&rsquo;avais \u00e9chang\u00e9 quelques courriels\u2009; ils ont p\u00e9dal\u00e9 avec elle trois semaines.<\/p>\n<p>Une heure apr\u00e8s les avoir laiss\u00e9s, une t\u00eate sort d&rsquo;un camion et me crie qu&rsquo;on se retrouvera dans le col. Je ne pourrai les rattraper le jour m\u00eame, mais le lendemain matin, apr\u00e8s quelques kilom\u00e8tres, j&rsquo;aper\u00e7ois une tente non loin de la route. Nous partagerons la route pour un peu plus d&rsquo;une semaine.<\/p>\n<p>C&rsquo;est quand m\u00eame rigolo de p\u00e9daler avec des Fran\u00e7ais. D&rsquo;abord, de mon c\u00f4t\u00e9, \u00e7a faisait plut\u00f4t du bien de pouvoir partager des histoires, des impressions, des joies comme des inqui\u00e9tudes dans ma langue. Et eux, comme bons Fran\u00e7ais, pouvaient se bidonner \u00e0 volont\u00e9 de mon accent, et bien s\u00fbr, parler de bonne nourriture (et la cuisiner\u2009!). Bien qu&rsquo;en tant que Qu\u00e9b\u00e9cois nous partageons beaucoup avec les Fran\u00e7ais, j&rsquo;ai tout de m\u00eame pu r\u00e9aliser en voyageant avec eux que je partage certaines choses avec l&rsquo;Am\u00e9rique du Sud et qu&rsquo;eux, non. Par exemple (tr\u00e8s s\u00e9rieux l\u00e0 !) : la moutarde jaune, autrement appel\u00e9e la moutarde de baseball, et aussi le fait de se retrouver devant son assiette sans couteau, juste une fourchette, sans que cela nous importune vraiment. Parle moi de \u00e7a, le bonheur de faire partie de cette nation hybride dans le coin nord-est des Am\u00e9riques\u2026<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Le corps qui flanche<\/strong><\/p>\n<p>Nous nous s\u00e9parons \u00e0 Huancayo, apr\u00e8s, entre autres p\u00e9rip\u00e9ties, avoir travers\u00e9 de la pluie (et de la gr\u00eale parfois) \u00e0 tous les jours, avoir partag\u00e9 un repas cuisin\u00e9 sur la terrasse d&rsquo;un petit <i>hospedaje<\/i>, s&rsquo;\u00eatre fait lanc\u00e9 des roches par des enfants, avoir camp\u00e9 sur le terrain de football d&rsquo;un camp minier (apr\u00e8s la partie qui durera \u00e9ternellement), et avoir \u00e9tal\u00e9 nos tapis de sol dans un petit restaurant \u00e0 4 000 m\u00e8tres d&rsquo;altitude, o\u00f9 il devait faire aussi chaud \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur qu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;ext\u00e9rieur, mais o\u00f9 au moins il ne ventait pas.<\/p>\n<p>Le couple continuera vers Ayacucho, la route directe vers Cusco, qui passe par 5 cols \u00e0 plus de 4 000 m\u00e8tres, entrecoup\u00e9s de vall\u00e9es \u00e0 2 000 m\u00e8tres. Des cyclistes venus du sud nous ont parl\u00e9 des travaux routiers qui nous forceraient peut-\u00eatre \u00e0 devoir mettre les v\u00e9los dans un camion. Finalement, en allant du nord vers le sud, c&rsquo;est plus ou moins n\u00e9cessaire, car les travaux sont dans une descente, et on peut y passer dans le temps o\u00f9 la route est ouverte \u00e0 la circulation.<\/p>\n<p>Quant \u00e0 moi, des lettres roses sur ma carte attiraient mon attention depuis un bout : \u00ab Highest Pass in the World \u00bb.\u00a0Bon, d\u00e9j\u00e0, on se calmera et parlera du plus haut col accessible par une route du continent (l&rsquo;Himalaya poss\u00e8de des routes bien plus hautes), et encore faut-il s&rsquo;entendre sur la d\u00e9finition d&rsquo;une route. Alors qu&rsquo;un col en Argentine se d\u00e9finit comme le \u00ab plus haut col accessible par une route num\u00e9rot\u00e9e \u00bb, \u00e0 4985 m\u00e8tres, l&rsquo;Abra Huayraccasa au P\u00e9rou, \u00e0 5059 m\u00e8tres, serait le plus haut col accessible par une route entretenue carrossable, bref, o\u00f9 un v\u00e9hicule peut passer sans trop de probl\u00e8mes. Des recherches sur Internet me laissent d\u00e9couvrir que le col argentin serait plus haut que son indication originale, alors que ce serait le contraire pour le p\u00e9ruvien, rendant les deux cols \u00e0 peu pr\u00e8s \u00e9gaux. Mais bon, chose certaine, c&rsquo;est que c&rsquo;est haut, et que 5 000 m\u00e8tres, je n&rsquo;irai pas jouer l\u00e0-dedans bien souvent. J&rsquo;h\u00e9sitais \u00e0 y aller, le col \u00e9tant un peu hors du \u00ab circuit principal \u00bb, mais ces histoires de construction et de cols poussi\u00e9reux m&rsquo;ont convaincu \u00e0 faire un peu (beaucoup) plus de kilom\u00e8tres, passer par ce col, mais \u00e9galement rester plus souvent sur des routes pav\u00e9es par la suite. Et de plus, comme je le dis <a title=\"Vid\u00e9o : Choix\" href=\"http:\/\/www.cycloexpeditionamericas.com\/en\/2013\/09\/video-choix\/\" target=\"_blank\">dans ma derni\u00e8re vid\u00e9o<\/a>, en retournant vers Cusco ensuite, je passerai ainsi 4 fois de plus la Grande Division Continentale.<\/p>\n<p>Par contre, au lendemain de mon d\u00e9part de Huancayo (3 260 m\u00e8tres), en route vers Huancavelica (3 680 m\u00e8tres) qui sied au pied de la route de 60 kilom\u00e8tres me menant au fameux col, mon estomac n&rsquo;a pas le go\u00fbt de venir avec moi sur la route, je sens mes batteries \u00e0 plat, j&rsquo;avance \u00e0 pas de tortue. J&rsquo;arrive \u00e0 Huancavelica ext\u00e9nu\u00e9.<\/p>\n<p>Je croyais au retour des parasites, me disant que cette fois-ci il sera mieux de consulter avant de prendre un autre m\u00e9dicament. Apr\u00e8s a \u00eatre pass\u00e9 d&rsquo;un h\u00f4pital \u00e0 une clinique \u00e0 un laboratoire m\u00e9dical, dans des m\u00e9saventures et une d\u00e9sorganisation dont j&rsquo;\u00e9clipserai les d\u00e9tails, j&rsquo;apprends, au bout de trois jours, que je fais de l&rsquo;an\u00e9mie, bref, que mes globules rouges manquent de fer. Je mangerais bien mon v\u00e9lo, mais j&rsquo;en ai besoin. On me refile donc des suppl\u00e9ments de fer, je vais me chercher des vitamines pour mieux absorber le tout, et quand l&rsquo;app\u00e9tit revient, je me mets \u00e0 manger 5 repas par jours en essayant le plus possible de prendre de la viande rouge, ayant l&rsquo;ambition de reprendre un peu de poids \u00e9galement.<\/p>\n<p>En tout, je resterai une semaine \u00e0 Huancavelica. Au moins, c&rsquo;est un chouette endroit pour tomber malade. Capitale de sa r\u00e9gion, mais tout de m\u00eame une petite ville, la place centrale et les rues environnantes sont totalement pi\u00e9tonnes, d\u00e9bordant de petits restaurants et de <i>jugueria<\/i>, servant toutes sortes de jus de fruits frais. L&rsquo;absence de trafic au centre (et d&rsquo;\u00e9ternels klaxons et alarmes) diminue consid\u00e9rablement la pollution auditive. Apr\u00e8s une semaine, j&rsquo;ai retrouv\u00e9 le moral et la motivation, je n&rsquo;\u00e9tais plus essouffl\u00e9 en montant \u00e0 ma chambre au troisi\u00e8me \u00e9tage et j&rsquo;ai des fourmis dans les jambes\u00a0: il est temps de continuer.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Du ciel \u00e0 la mer<\/strong><\/p>\n<p>D\u00e9j\u00e0 \u00e0 3 700 m\u00e8tres, il faut s&rsquo;habituer \u00e0 se mouvoir sans trop s&rsquo;essouffler, et heureusement ma semaine m&rsquo;a permis de m&rsquo;acclimater un peu. En montant tranquillement, mais longtemps, \u00e0 travers les lamas et les alpagas, un mal de cr\u00e2ne commence \u00e0 s&rsquo;installer. C&rsquo;est le m\u00eame mal de cr\u00e2ne que j&rsquo;avais dans le parc national de Huascaran, passant un col \u00e0 plus de 4 700 m\u00e8tres. Je n&rsquo;ai d&rsquo;autres choix que de l&rsquo;endurer, il partira lorsque je me mettrai \u00e0 descendre.<\/p>\n<p>Je passerai la journ\u00e9e \u00e0 monter, m&rsquo;arr\u00eatant souvent pour me reposer et m&rsquo;hydrater. Surtout, ne pas aller trop vite. Garder mes forces. Ce n&rsquo;est pas le col le plus techniquement difficile que j&rsquo;ai mont\u00e9, mais l&rsquo;altitude n&rsquo;aidait pas.<\/p>\n<p>En voyant au loin l&rsquo;affiche indiquant le sommet du col, je suis pris de tremblements. J&rsquo;y suis. Je ne peux retenir les larmes. Des larmes d&rsquo;un peu de tout. Des larmes de douleurs, des larmes de fatigue, des larmes de fiert\u00e9, des larmes de contemplation de ce paysage silencieux dans lequel je me suis amen\u00e9, \u00e0 plus de 5 000 m\u00e8tres, entour\u00e9 de sommets enneig\u00e9s se colorant avec le coucher de soleil. <i>Emotional landscape<\/i>, <a href=\"http:\/\/www.youtube.com\/watch?v=CQOcXAShp2Q\" target=\"_blank\">comme dirait Bj\u00f6rk<\/a>. J&rsquo;ai atteint le plus haut point de mon p\u00e9riple. Et il n&rsquo;est pas question que je bouge d&rsquo;ici avant le lendemain matin.<\/p>\n<p>Une petite d\u00e9pression me permet d&rsquo;installer ma tente \u00e0 l&rsquo;abri de la route, de toute fa\u00e7on seulement utilis\u00e9e par des camions qui sortent le minerai d&rsquo;une mine plus bas ou revenant vide. J&rsquo;enfile tous les v\u00eatements que j&rsquo;aie et m&rsquo;appr\u00eate \u00e0 passer une nuit bien fra\u00eeche. Le lendemain, je casserai la glace form\u00e9e dans mes bouteilles d&rsquo;eau et je me pr\u00e9parerai \u00e0 d\u00e9jeuner sous 12 paires d&rsquo;yeux \u00e9bahis. Des hommes travaillant sur la route m&rsquo;ont aper\u00e7u et ont observ\u00e9, \u00e9pat\u00e9s, les moindres de mes gestes et de mon \u00e9quipement de camping. D&rsquo;abord, ils se demandaient comment j&rsquo;ai pu me r\u00e9veiller vivant et regardaient ensuite mon sac de couchage, ma tente, ma cuisini\u00e8re avec beaucoup de curiosit\u00e9, en m\u00e2chant leurs feuilles de coca entre deux questions et commentant entre eux en quechua.<\/p>\n<p>Je n&rsquo;aurai pas besoin de coca aujourd&rsquo;hui, le mal de cr\u00e2ne ayant disparu et m&rsquo;appr\u00eatant \u00e0 descendre. J&rsquo;arrive rapidement \u00e0 un plateau o\u00f9 se trouvent plusieurs lacs d&rsquo;un bleu profond, pour ensuite arriver \u00e0 Santa Ines. De l\u00e0, une route qui semblait en terre sur ma carte est en fait pav\u00e9e et m\u00e8ne directement vers Pisco\u2026 sur le bord de la mer.<\/p>\n<p>Je ne pensais pas descendre jusque-l\u00e0. Je pensais plut\u00f4t passer \u00e0 Rumichaca, dans une vall\u00e9e, et remonter un col dans les 4 000 m\u00e8tres vers une route qui m&rsquo;am\u00e8nera directement \u00e0 Ica. Mais en voyant cette route, en voyant sur ma carte que je ne remonterai presque pas pour atteindre le dernier petit col avant de descendre vers la mer, mon v\u00e9lo ne m&rsquo;a m\u00eame pas demand\u00e9 mon avis et s&rsquo;est lanc\u00e9 tout seul vers cette route. Au diable les kilom\u00e8tres suppl\u00e9mentaires, je descends jusqu&rsquo;au bout\u2009!<\/p>\n<p>Retourner \u00e0 z\u00e9ro. Recommencer. \u00c0 la fin de la journ\u00e9e, j&rsquo;avais descendu quelque 4 200 m\u00e8tres et fait 168 kilom\u00e8tres. Il ne me restera que 60 kilom\u00e8tres le lendemain, passant des vignobles dans cette vall\u00e9e bien large, pour arriver \u00e0 la c\u00f4te. Au Pacifique. \u00c0 cette eau sal\u00e9e dont mon imagination a renifl\u00e9 d\u00e9j\u00e0 70 kilom\u00e8tres avant d&rsquo;y arriver cette odeur oubli\u00e9e. Je remonterai, bien \u00e9videmment, la Sierra me rappellera, mais comme <a title=\"De la Colombie \u00e0 l\u2019\u00c9quateur par le bassin amazonien\" href=\"http:\/\/www.cycloexpeditionamericas.com\/en\/2013\/07\/le-bassin-amazonien\/\" target=\"_blank\">mon \u00e9pisode dans le bassin amazonien<\/a>, il sera bon de changer pour quelques centaines de kilom\u00e8tres, cette fois-ci sur le bord de l&rsquo;oc\u00e9an, dans le d\u00e9sert, \u00e0 travers les dunes de sable.<\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/www.cycloexpeditionamericas.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/IMG_5214.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-large wp-image-3710\" alt=\"Huayraccasa\" src=\"http:\/\/www.cycloexpeditionamericas.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/IMG_5214-1024x768.jpg\" width=\"584\" height=\"438\" srcset=\"https:\/\/www.cycloexpeditionamericas.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/IMG_5214-1024x768.jpg 1024w, https:\/\/www.cycloexpeditionamericas.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/IMG_5214-300x225.jpg 300w, https:\/\/www.cycloexpeditionamericas.com\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/IMG_5214-400x300.jpg 400w\" sizes=\"auto, (max-width: 584px) 100vw, 584px\" \/><\/a><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les cousins fran\u00e7ais Je repartais seul de Huaraz, pr\u00eat \u00e0 traverser le parc national de Huascaran \u00e0 travers ses hauts pics enneig\u00e9s. \u00c0 peine quatre kilom\u00e8tres sortis de la ville, je vois deux cyclistes arr\u00eat\u00e9s sur le bord de la &hellip; <a href=\"https:\/\/www.cycloexpeditionamericas.com\/en\/2013\/09\/chroniques-peruviennes-3-renouveaux\/\">Continue reading <span class=\"meta-nav\">&rarr;<\/span><\/a><\/p>","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[495],"tags":[],"class_list":["post-3709","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-12-peru"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.cycloexpeditionamericas.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3709","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.cycloexpeditionamericas.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.cycloexpeditionamericas.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cycloexpeditionamericas.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cycloexpeditionamericas.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=3709"}],"version-history":[{"count":10,"href":"https:\/\/www.cycloexpeditionamericas.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3709\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":3722,"href":"https:\/\/www.cycloexpeditionamericas.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3709\/revisions\/3722"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.cycloexpeditionamericas.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=3709"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cycloexpeditionamericas.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=3709"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cycloexpeditionamericas.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=3709"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}