El Salvador et Honduras : permaculture, chaleur et problèmes

Paisaje escondidoL’entrée au Salvador

Le poste frontalier d’Anguiatu n’est pas très utilisé par les voitures et les voyageurs. Il s’agit cependant d’une importante route commerciale. Pendant 10 minutes, je pédale en dépassant une impressionnante file de camions attendant leur tour d’inspection. Des femmes de joies me lancent des bonjours du haut d’un balcon et d’autres se promènent entre les camions. Économie parallèle au transport de marchandises, probablement…

J’échange mes quelques quetzals guatémaltèques qu’il me restait pour des dollars américains. El Salvador a abandonné dans les années 2000 sa propre monnaie pour celle de l’Oncle Sam. Ici, on ne me crie plus « gringo » autant qu’au Guatemala, mais on me prend tout simplement pour un États-Unien. « Et ta famille aux États-Unis ? » me demande-t-on. « Quand retournes-tu à Los Angeles ? » Sur quoi je réponds : Lire la suite

Une petite ville d’espoir

Je mentionnais dans mon article sur le Colorado comment Gunnison m’a impressionnée par ses initiatives de développement durable. Mon hôte dans cette petite ville étudiante était Tawny, une jeune femme bien impliquée dans sa communauté. Sur les cinq à six milles habitants, environ 2000 sont étudiants. De quoi rajeunir une population! Tawny travaille pour le Wilderness Pursuit, une organisation qui permet aux étudiants de participer à des activités de plein-air et de louer du matériel pour le camping, la randonnée, l’escalade et le vélo, et ce, à faible coût.

Tawny m’a fait découvrir son campus universitaire, qui a récemment implanté un système d’emprunt de vélo, administré par la bibliothèque. Un bouquin et un vélo pour 48 heures, ça s’emprunte avec la même carte! L’objectif est d’encourager les étudiants à se déplacer dans la ville à vélo plutôt qu’en voiture, et d’éventuellement se procurer leurs propres vélos.

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Souveraineté alimentaire au nord du 60e parallèle

J’avais un peu paniqué quand le chauffeur de l’autobus entre Saskatoon et Edmonton m’a dit que je ne pourrai peut-être pas me rendre jusqu’à Whitehorse car la route s’est effondrée. Je n’avais qu’une journée de transit pour prendre un petit avion du nord m’amenant à Inuvik après quatre jours de méditation et de sommeil dans divers autobus ronronnants. Déjà me rendre jusqu’à mon point de départ était une aventure, je ne cherchais pas de péripéties supplémentaires avant d’entamer les premiers coups de pédale. Lire la suite