Chroniques péruviennes (2) : Extrêmes

Chuquicara

Quand l’appétit va, tout va

Ou presque. Je quittais la région de Cajamarca, terminant par sa capitale homonyme (qui ne m’a pas réconcilié avec les villes péruviennes) avec enfin le sentiment que mon intestin reprenait le contrôle de lui-même. Je ne parlerai pas de ma merde beaucoup plus longtemps, mais juste pour dire que l’on apprécie beaucoup plus la vie et ce qu’il y a autour lorsque l’on peut cesser de penser à ce que l’on a dans le ventre. Poussé dans cet élan de nouvelle énergie, aidé par un vent favorable, une route bien asphaltée et deux courtes vallées, j’accomplis 125 kilomètres cette journée-là, m’amenant tout près de la région de La Libertad. Cela compensera les journées où j’en ferai 25 ou 40 dans les prochains jours…

 

Raccourci minier, labyrinthe imprévisible

La région de La Libertad est une région principalement côtière, avec une petite partie dans la sierra, coincée entre les régions de Cajamarca et Ancash. Comparé à ses deux voisines montagneuses, Lire la suite

Chroniques péruviennes (1) : Perspectives

Chota

Les jouets

Peut-être que cela paraissait un peu à la fin du vidéo sur l’Équateur, mais je n’étais pas dans ma meilleure forme. Des petits parasites ont pris possession de mon intestin. J’avais des pilules contre cela, mais tout de même, ça travaillait. Je me suis donc arrêté pour une petite journée de congé dans le premier village péruvien qui pouvait m’offrir un lit.

Par hasard, je m’arrêtais sur un jour férié. « Le Jour de la Nation ». À la télévision, l’armée, la police et d’autres groupes civils défilaient dans les rues de la capitale sous l’oeil du président de la République. On montrait avec fierté les nouveaux jouets de guerre, acquis à coût de millions. Je marche dans les rues de Namballe vers la place centrale pour voir si le signal Internet est revenu au cybercafé (sans succès) et j’entends en bruit de fond cette interminable fanfare militaire sortir des téléviseurs voisins.

Je m’attriste de voir l’excitation et le bonheur Lire la suite

Bilan : Équateur

DisfruteTrois petites semaines, dont deux assises sur le vélo, m’ont permis de traverser la petite république équatorienne aux élans de socialisme du 21e siècle à la Chavez. En si peu de temps, j’ai traversé 8 fois la Grande Division Continentale, et ce, sans trop faire de détours. La Panaméricaine passe directement dans la Sierra, contournant les volcans ; les plus hauts pics enneigés étaient cachés par les nuages, car je n’ai pas été chanceux du côté de la météo.

Des chiffres et des lettres

Équateur
Du 7 au 28 juillet 2013
22 jours dont 15 à vélo
Jours avec pluie : 17
1 203 km, total à l’odomètre : 18 950 km
8 traversées de la Division Continentale
2 crevaisons
80,23 km en moyenne par jour pédalé (54,70 par jour total)
Vitesse moyenne de 13,1 km/h
Journée la plus grande : 116 km
Journée la plus courte : 43 km
Journée la plus rapide : 17,1 km/h
Journée la plus lente : 8,0 km/h
Vitesse maximale : 86,9 km/h

Où dormir ?

Je n’ai dormi qu’une seule nuit en hébergement commercial, donc je ne pourrai pas vraiment parler des prix et qualité. Si les Équatoriens sont moins hypersociables et un peu plus discrets que les Colombiens, il n’en reste qu’ils n’hésiteront pas à donner un coup de main s’ils le peuvent. Lire la suite